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Dossier vaccination

Maladie de Gumboro : la vaccination : un levier technico-économique

La maladie de Gumboro reste aujourd’hui l’une des pathologies virales les plus redoutées au sein des élevages de poulets. Endémique, elle est présente dans l’ensemble des zones de production et concerne tous les types d’élevages, quels que soient leur taille, leur densité ou leur mode de conduite.
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  • Auteur : Sandrine Pelletier - Sandrine Merchat
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"Le virus de la maladie de Gumboro est partout, c'est pour cette raison que tous les élevages vaccinent", rappellent les professionnels rencontrés sur le terrain. Il s’agit d’un virus nu à ARN, caractérisé par une forte résistance dans l’environnement. En l’absence d’enveloppe, il supporte relativement bien les conditions extérieures et certains désinfectants, ce qui explique sa persistance dans les bâtiments.

Il peut survivre plusieurs mois dans un poulailler contaminé, jusqu’à 122 jours après le départ des animaux. Cette capacité de survie rend l’assainissement complet des élevages complexe et impose une combinaison stricte entre biosécurité, nettoyage-désinfection et vaccination.

La maladie touche principalement les jeunes volailles avant l’âge de trois semaines, période clé de mise en place du système immunitaire. Après une phase d’incubation, le virus se réplique dans la bourse de Fabricius, organe central de l’immunité humorale des oiseaux. Cette atteinte entraîne une destruction des lymphocytes, cellules indispensables à la réponse immunitaire. «Une fois la bourse lésée, l’oiseau est immunodéprimé et beaucoup plus sensible aux agressions extérieures », explique un vétérinaire.

Les formes cliniques peuvent se traduire par une prostration marquée, une anorexie, des diarrhées, un plumage ébouriffé et parfois une mortalité importante dans les élevages non protégés. Mais les formes subcliniques sont souvent les plus pénalisantes, car plus difficiles à détecter. Invisibles à l’œil nu, elles se traduisent par des retards de croissance, une dégradation de l’indice de consommation, une hétérogénéité des lots et une augmentation des pathologies secondaires. «À l’échelle d’un lot, l’impact économique peut représenter jusqu’à –14 % du chiffre d’affaires ou une hausse de 10 % du coût de production, sans toujours être immédiatement attribué à Gumboro», complète un professionnel de la santé animale. 

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