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SIA 2022 : Redorer le blason des professions agricoles

Pour cette « Édition des retrouvailles », le Salon International de l’Agriculture a mis ses professions à l’honneur. Alors que la crise des vocations touche de plein fouet le monde agricole, les filières ont tenu à montrer la diversité et le potentiel de leurs métiers. Les préjugés autour de ce secteur d’activité perdurent.
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  • Auteur : Filières Avicoles
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« D’ici 2026, 30% des chefs d’exploitation auront l’âge de la retraite et un cinquième des terres agricoles pourraient changer de main. Et même si chaque année on compte 10 000 installations en moyenne, elles ne suffisent pas à compenser les 20 000 exploitations en cession », rappellent les organisateurs du salon.

Comme le confirmait des membres de l’Itavi lors de son passage à l’Acta, la grande particularité de cette crise des vocations est qu’elle n’épargne personne. De l’éleveur au technicien en passant par l’ingénieur, toutes les professions sont concernées.

La crise des transmissions est également un facteur clef dans la diminution du nombre d’exploitations qui a chuté de 100 000 en 10 ans. Pour Alessandra Kirsch, directrice d’études chez Agriculture et Stratégies, c’est un aspect du modèle économique agricole qui doit être complètement repensé. Car en indexant la valeur de l’exploitation sur sa valeur foncière, cela amène le repreneur à contracter un prêt qui n’est pas en adéquation avec les revenus qu’il tirera de son activité. Une problématique qui se retrouve d’ailleurs avec les bâtiments avicoles dont les investissements de départ peuvent être très dissuasifs pour les jeunes.

Rétablir la vraie image de l’agriculture

Du côté des professionnels, le constat est unanime : c’est la mauvaise image du monde agricole qui est la première responsable des difficultés de recrutement. De l’amont à l’aval, les filières agricoles réalisent qu’elles doivent faire bloc et reprendre la main sur leur communication afin de faire connaître le véritable visage de l’agriculture française et ses enjeux cruciaux pour le territoire. Dans ce contexte, l’approche environnementale apparaît d’ailleurs comme une véritable plus-value qui devrait inciter les entreprises à privilégier une approche durable.

L’enseignement pour soulever des vocations

Pour former les agriculteurs de demain, la filière entend bien se faire connaître directement sur les bancs de l’école où leur manque de visibilité reste criant. Le ministère a réaffirmé sa volonté de soutenir ces filières d’enseignement. Selon lui, la mise en place des Commissions Professionnelles Consultatives (CPC) interministérielles a déjà permis d’améliorer la visibilité de ces diplômes. Plusieurs d’entre eux abordent la conduite d’un élevage avicole comme le Bac professionnel CGEA et le Brevet professionnel BPREA, mais surtout le BTSA "productions animales" qui forme pour toutes les filières.

Les professionnels ont également rappelé qu’il n’y a pas d’âge pour se former et que la reconversion ou la diversification restent des alternatives intéressantes.

Plus d’informations dans le numéro Filières Avicoles de mars-avril 2022.

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