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Entretien

Jean-Michel Répérant : « Il faut repenser les outils de diagnostic des coccidies ».

Les coccidioses, provoquées par le parasite Eimeria , présentent une distribution mondiale et constituent la principale parasitose en élevage aviaire. Cinq espèces majeures sont responsables de lourdes pertes économiques dans la filière. Pourtant, les techniques de mise en évidence sont perfectibles. C’est ce que dénonce Jean-Michel Répérant, responsable à l’Anses de l’équipe de parasitologie aviaire du laboratoire de Ploufragan. Il invitait à privilégier d’autres outils plus fiables lors de notre webinaire Elo Santé-Nutrition.
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  • Auteur : Diane DELANGLE
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Quels sont les trois niveaux de développement des coccidies ?

Elles peuvent se développer de manière totalement apathogènes, c’est à dire sans aucun impact sur les animaux. Il peut y avoir les formes les plus fréquentes, ce sont les formes subcliniques, qui sont difficiles à détecter. Et les formes cliniques, avec des signes cliniques qui vont entraîner des pertes et éventuellement de la mortalité avec certaines espèces. Le but n’est donc pas d’essayer simplement de traiter les formes cliniques (qui ne sont pas les plus fréquentes), mais d’éviter les formes cliniques et subcliniques, avec de la prévention plutôt que du traitement.

 

Où en est la recherche concernant l’expérimentation in vitro  ?

Nous sommes dans une démarche de réduction de l’utilisation des animaux en expérimentation. Nous avons des modèles, mais ce qu’exige l’Europe pour démontrer l’efficacité des produits, ce sont des modèles « animaux ». Nous essayons de nous en affranchir, ou en tout cas, de trouver d’autres solutions pour pouvoir tester ces produits. En matière de coccidies, il y a eu des développements, et notamment des tests in vitro , de persistance de survie des oocystes, d’invasion de cultures cellulaire...

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