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La production d’insectes se déploie

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« C’est la première fois qu’Entomo Farm est présente au salon de l’agriculture », indique Clément Soulier, cofondateur et directeur industriel d’Entomo Farm. «  Grâce à ce système de production, nous espérons répondre aux enjeux économiques et sociétaux afin de générer une source de protéine alternative pour les acteurs de l’alimentation animale » détaille Gregory Louis, cofondateur P-dg d’Entomo Farm.

La Start-up qui compte aujourd’hui 25 salariés propose un nouveau type d’élevage en mettant en place des partenariats « clés en main » avec des agriculteurs. Ces derniers s’occupent uniquement de la phase de croissance «  cette phase dure 60 jours  » précise Adrien Ponassie, chargé de communication chez Entomo Farm. «  Les larves sont livrées chez l’agriculteur dans des boîtes avec de l’aliment  », poursuit-il. «  Afin de s’installer, un éleveur doit disposer d’un bâtiment isolé de minimum 800 m², d’un quai afin de décharger les palettes, d’une arrivée d’eau afin d'humidifier les larves par brumisation, et idéalement d’un sol bétonné  », ajoute-t-il.

«  À ce jour, une avicultrice s’est lancée dans le projet d’élevage d’insectes dans le Gers, elle a installé ses insectes dans l’un de ses sept poulaillers de 1 000 m² dont elle se servait comme espace de stockage. La seule modification effectuée est l’achat de deux canons au gaz afin d’atteindre la température d’élevage requise de 27 °C  », détaille-t-il. L’avicultrice souhaitait se diversifier et a contacté Ovalie Innovation qui l’a mise en contact avec Entomo Farm avec qui elle a signé un contrat de un an. À l’avenir la start-up souhaite trouver des éleveurs dans un rayon de 200 km autour de Libourne et sur des contrats de cinq ans.

Après 60 jours d’élevage, les boites retournent ensuite à l’usine, où les insectes sont triés. «  Les déjections sont vendues en tant que fertilisant, puis les larves vivantes sont pressées et permettent d’obtenir de la farine et de l’huile  », précise-t-il. L’utilisation d’insectes est exclusivement réservée à l’aquaculture et à l’alimentation des animaux de compagnie en Europe, «  nous espérons voir évoluer les lois afin que la Commission Européenne autorise les farines et l’huile d’insectes, plus largement chez l’animal de rente  », espère-t-il.

Maëva Jégou

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