Un projet de rénovation audacieux en code 1 et 2

12 novembre 2021 - Mathilde Brion

Fils d’éleveurs, Arnaud Conan s’est résolu à quitter sa Bretagne natale afin de pouvoir monter son premier élevage. 21 ans et 11 bâtiments plus tard, son entreprise continue de s’agrandir avec la reprise de deux anciens élevages de volailles de chair entièrement rénovés et réaménagés pour accueillir des poules pondeuses en code 1 et 2.

« C’est le groupe LDC avec lequel je travaille pour mes volailles de chair qui m’a donné l’opportunité de faire de la pondeuse. Comme c’est mon premier amour dans l’élevage, ils n’ont eu aucun mal à me convaincre et j’ai décidé de partir sur un réaménagement du site » s’enthousiasme Arnaud Conan, éleveur dans le Loir-et-Cher. Ce dernier a ainsi acquis dans le cadre d’une vente judiciaire deux bâtiments de dindes, construits en 1992 et à l’arrêt depuis 2017, et leurs 6 hectares de terrain.

Pour tirer le meilleur parti de son terrain et de la capacité de ses bâtiments tout en respectant ses convictions d’éleveur en termes de bien-être animal, Arnaud choisit de positionner sa production sur deux codes : 1 et 2 (volières Facco). Grâce à son expérience et un dossier rondement mené, les travaux sont lancés dès le 12 novembre 2020, soit deux jours seulement après la signature de l’acte de vente. « Lors de l’achat, la coque était en assez bon état mais entièrement vide. Tout refaire exige beaucoup de travail mais d’un autre côté, cela m’a permis d’avoir exactement ce que je voulais. Mais c’est clair qu’il faut avoir un côté bricoleur pour se lancer dans ce type de projet » témoigne-t-il.

L’éleveur a préféré miser sur le local en confiant le chantier à la société Le Triangle, avec laquelle il a déjà travaillé pour ses élevages de dinde de chair. Réalisé sur-mesure, ce projet tire au maximum parti de la structure d’origine afin de maîtriser le budget tout en gardant un niveau d'exigences élevé sur la qualité et les performances. « Puisque ce sont des bâtiments de petite capacité, le prix de revient reste au final assez élevé car il n’est pas possible de jouer sur les économies d’échelle. Mais avec un investissement à 29,50 euros par poule, le gain de 10 euros environ reste très intéressant par rapport au neuf » constate l’éleveur. Avec un coût total de 990 000 euros, ce projet de rénovation représente donc un investissement à part entière avec une vision à long terme. 

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