Un nouveau cadre sanitaire pour l’influenza aviaire

1 octobre 2021 - Filières Avicoles

Dès le 1er octobre, deux nouveaux arrêtés sur la prévention sanitaire et la lutte contre l’influenza aviaire entreront en application. Ces règles viennent renforcer la biosécurité et s’appliqueront quelle que soit la taille de l’élevage.

Biosécurité

Le premier arrêté détaille plusieurs mesures de biosécurité applicables à toutes les volailles commerciales.

L’éleveur est notamment tenu d’établir un plan de biosécurité et d’identifier une personne référente formée. Il doit également fournir un plan de circulation matérialisé par une signalisation dans l’élevage. Des moyens de désinfection des parties basses des véhicules pénétrant sur le site de l’exploitation doivent être mis en place, au cas où l’établissement ferait l’objet de mesures de restriction aux mouvements.

L’accès des volailles, aux mares, plans d’eau ou à des zones inondées situées sur des parcours est interdit, à l’exception des gibiers d’eau uniquement destinés à la remise en nature.

L’approvisionnement en eau et aliment doit éviter la circulation d’engins sur l’espace de vie des volailles, dans la mesure du possible.

Les intervenants extérieurs doivent être équipés de tenues adéquates.

À partir du 1er juillet 2022, tout élevage devra faire réaliser un audit de biosécurité annuel ou bisannuel.

Enfin, la mise à l’abri s’appliquera à tous les élevages selon le niveau de risque (négligeable, modéré, élevé). La dérogation des 3200 volailles ou palmipèdes présents à l’extérieur est supprimée. Des adaptations sont prévues pour cinq catégories d’élevages selon la typologie des bâtiments (fermé, abri léger).

Les élevages de palmipèdes font également l’objet de mesures renforcées de surveillance vis-à-vis du risque de propagation de l’influenza aviaire.

Une étude scientifique est coordonnée jusqu’au 31 décembre 2021 par l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, visant à identifier l’ensemble des souches d’influenza aviaire faiblement pathogène potentiellement présentes. Ainsi, sur cette période, un dépistage virologique préalable au mouvement est requis sur 20 oiseaux (60 pour les élevages de reproducteurs et de futurs reproducteurs), sélectionnés de façon à favoriser la représentativité du lot dont le statut sanitaire est évalué.

Les durées minimales de vide sanitaire sont fixées à 42 jours sur un parcours, 14 jours pour un bâtiment d’élevage et 2 jours en salle de gavage.

Zones à risque de diffusion

Le second arrêté définit les nouvelles zones à risque de diffusion (ZRD) et les mesures de prévention associées. Une « zone à risque de diffusion » est constituée par les parties du territoire dans lesquelles la probabilité que le virus de l’influenza aviaire hautement pathogène se propage d’un élevage à un autre, une fois le virus introduit dans la zone concernée, est supérieure au reste du territoire. 

En période de risque modéré, la mise à l’abri s’applique aux palmipèdes de moins de 42 jours. En cas de risque élevé, des mesures supplémentaires sont applicables concernant les mouvements d’animaux.

À ce jour, 166 communes sont déjà classées en ZRP, dont les deux tiers dans les Landes.

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