Standardiser les protocoles de nettoyage et de désinfection

25 novembre 2019 - Cécile Agusti

Pour faire baisser leurs charges de mécanisation, de nombreux agriculteurs se regroupent en Cuma (Coopérative d’utilisation de matériel agricole en commun). « Avant que les deux crises d’influenza aviaire n’y mettent un coup d’arrêt brutal, chez nous les Cuma ont toujours beaucoup investi dans du matériel d’élevage, indique Richard Finot, directeur de la Fédération des Cuma des Pyrénées-Atlantiques et des Landes (FDCuma 640). Mais depuis un an, nous sommes à nouveau très sollicités par des Cuma qui ont des projets dans le domaine avicole. Nous avons donc décidé d’organiser une journée pour présenter aux agriculteurs tous les matériels qui peuvent les intéresser. »

Mais la FDCuma 640 n’a pas voulu éluder le sujet le plus polémique : le respect des règles de biosécurité. « De nombreux vétérinaires et techniciens font passer le message qu’il est indispensable d’investir individuellement pour assurer la biosécurité des élevages, reprend Richard Finot. Mais c’est méconnaître la réalité économique du terrain. Nous souhaitons montrer qu’en respectant un certain nombre de règles entre les adhérents, il est possible de gérer la biosécurité sur du matériel en collectif. »

Manuel Cela, vétérinaire du Réseau Cristal, ne le cache pas. « L’idéal serait que chaque éleveur ait son propre matériel. Mais nous savons qu’économiquement, c’est très difficile. C’est pourquoi nous encourageons les utilisateurs de matériel en commun à être très rigoureux avec la biosécurité. Il faut absolument standardiser les protocoles de nettoyage et de désinfection. »

Chez les utilisateurs, la vigilance est de mise. « Nous avons plusieurs types de matériel d’élevage, témoigne Didier Gaujacq, président de la Cuma de Cassen (Landes). Un télescopique pour le curage et le chargement du fumier, une tonne à fumier, deux épandeurs et une pailleuse. Pour chaque engin, nous avons établi des règles strictes à respecter. » Chaque adhérent doit ainsi procéder au nettoyage et à la désinfection des engins avant de les restituer au hangar de la Cuma. Certains matériels, tels que les épandeurs ou la tonne à fumier, ne reviennent jamais au hangar et sont remisés sur des parkings extérieurs aux exploitations. « On essaie de cloisonner au maximum, tout en sachant que le risque zéro n’existe pas. » Le président note également que les adhérents ont différents niveaux d’exigence et de confiance. « Certains préfèrent re-désinfecter le matériel avant utilisation. »

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