Réduire les antibiotiques, mais pas les performances

31 août 2020 - Filières Avicoles

Le cabinet Vetworks propose des solutions basées sur des expériences de terrain pour mettre en œuvre des actions axées sur une utilisation rentable et responsable des antimicrobiens sans perte de performance.

Les chercheurs du cabinet vétérinaire Vetworks proposent plusieurs solutions autour de sujets clés dans la réduction des antibiotiques.

Quelle est l’importance de l’incubation dans un programme sans antibiotiques ?

Afrique Fernandez-Gutierrez : « L’incubation est essentielle, car c’est le moment où les organes vitaux des oiseaux se développent le plus, tels que le système squelettique, respiratoire, immunitaire et surtout le tube digestif. Lorsque les poussins démarrent du bon pied, non seulement ils grandiront et se développeront beaucoup mieux, mais ils seront mieux équipés pour résister aux agents pathogènes. Cela est dû au fait que leur système immunitaire sera plus développé et qu’ils auront absorbé le sac vitellin plus rapidement. Par conséquent, les anticorps maternels qu’il contient seront à leur disposition. »

Comment éviter la prolifération d’E. coli dans le tractus gastro-intestinal ?

Tiago Prucha : « Un intestin sain est la combinaison d’un système immunitaire bien développé et d’un microbiote riche et diversifié. Ensemble, ils maintiennent le bon équilibre entre les différents groupes bactériens et évitent la prolifération de populations spécifiques de bactéries, telles qu’E. coli. »

Quel est le rôle de la qualité des ingrédients alimentaires (par exemple, farine de soja) dans la genèse des troubles intestinaux (coccidies, entérites nécrotiques) ?

Maarten de Gussem : « Pour réduire ou éviter les problèmes de santé intestinale, il est primordial de se concentrer sur les mycotoxines et la qualité des ingrédients. Des niveaux élevés de graisses et d’huiles rances, par exemple, sont impliqués dans la pathogenèse des problèmes entériques. Les contrôles de qualité pendant la transformation du tourteau de soja sont particulièrement importants, car le soja insuffisamment cuit ou trop cuit a un effet négatif sur la digestion. Tout facteur qui nuit à l’intégrité intestinale ou à l’écosystème du microbiote affectera la digestibilité et les performances. »

Avec le concept d’éclosion à la ferme, à quel stade d’incubation les œufs sont-ils transférés chez l’éleveur, quelle doit être la température du bâtiment à ce stade et dans quelle mesure est-il important de maintenir la température de l’éclosoir pendant le transport ?

Hilde Van Meirhaeghe : « Les œufs sont transférés chez l’éleveur à 18 jours (transfert normal du couvoir à l’éclosoir) après avoir enlevé les œufs stériles. Le transport doit être effectué avec une climatisation contrôlée dans le camion. La température du bâtiment doit se situer entre 33 à 35 °C et la température du sol entre 28 à 30 °C. »

Une formation sur la réduction des antibiotiques est proposée par Vetworks les 8, 9 et 10 septembre, à Poeke (Belgique). Plus de renseignements sur le site de Vetworks.
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