Deux bâtiments supplémentaires en projet

18 juin 2021 - Mathilde Brion

Alors qu’il entame son premier lot de pintades après avoir mené à bien trois bandes de poulets, Nicolas Léger, éleveur de volailles Label Rouge en partenariat avec la Cafo, ne regrette pas de s’être lancé dans le métier. 

« Le système coopératif correspond bien à mes valeurs. A ce niveau-là, la Cafo a le mérite d’être en phase avec les réalités du terrain et de très bien défendre ses éleveurs. Le concept du Label Rouge me plaisait aussi car c’est le seul qui soit spécifique à la France et qui garantisse de facto un achat 100% français » explique-t-il.

Pour se lancer, il choisit de construire deux bâtiments de 400m2 d’une capacité de 4 400 poulets et 5 200 pintades maximum chacun. Les deux bâtiments ont la particularité d’être habilités à accueillir les différentes espèces fournies par la coopérative, ce qui permet aux éleveurs de diversifier les types d’élevages. Nicolas Léger a d’ailleurs relevé le défi de débuter son premier lot avec les prestigieux poulets pattes bleues. « En plus de l’intérêt sanitaire, la possibilité d’alterner entre les espèces est agréable car chacune a ses avantages et ses inconvénients. Si les poulets blancs et jaunes poussent tout seuls, ils sont moins rémunérateurs que les pattes bleues qui demandent beaucoup d’attention. C’est challengeant » témoigne l’éleveur.

 Et comme toute peine mérite salaire, la Cafo se positionne sur un marché contrôlé offrant une garantie de revenus à ses sociétaires. Les variations des frais de fonctionnement tels que le cours de l’aliment sont directement répercutés au niveau de l’abattoir afin que l’éleveur puisse percevoir la juste rémunération de son travail. Cela permet de favoriser le bien-être de l’éleveur autant que celui de ses animaux, mais aussi d’amortir les bâtiments de manière à encourager les investissements. « L’argent est un sujet tabou en France mais il est très important de rappeler qu’il est tout à fait possible de vivre correctement de ce métier. Cela demande certes de l’implication et de la motivation au quotidien mais on est aussi là pour gagner de l’argent. C’est la finalité de toute profession et c’est normal » souligne le jeune homme. Comme il tient à le rappeler, cela ne s’est pas fait non plus au détriment de ses autres engagements. Dès son arrivée à la Cafo, Nicolas Léger est d’ailleurs nommé administrateur stagiaire. En parallèle, il garde ses fonctions de secrétaire général des Jeunes Agriculteurs du Loir-et-Cher. Il arrive aussi à conserver son poste de pompier volontaire et son mandat de conseiller municipal. Et grâce aux services de remplacement et à l’entraide entre voisins, il part aussi régulièrement en vacances. « Je suis quelqu’un qui aime m’investir et aller au bout des choses. Mais cela démontre avant tout qu’il est tout à fait possible de concilier le métier d’éleveur avec d’autres activités et une vie sociale riche. Il faut vraiment rompre avec l’image d’Epinal du paysan désespéré coincé dans ses champs » souligne-t-il. Très confiant en l’avenir, Nicolas Léger est d’ailleurs en train de préparer un projet de construction de deux bâtiments supplémentaires. 

Plus d'informations dans le numéro de Juillet-Août de Filières Avicoles
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