Aurélien Loumagne, conquis par la micro-méthanisation

25 mai 2020 - Cécile Agusti

Quand Ovalie Innovation a cherché des volontaires pour accueillir son site pilote de micro-méthanisation, Aurélien Loumagne, 36 ans, a immédiatement donné son accord. Installé depuis 2008 sur un atelier d’engraissement de 20 000 canards IGP Sud-Ouest par an, il y a vu de multiples intérêts. 

«L’attrait financier est évidemment non négligeable, avoue-t-il. La contribution aux exploitants est forcément un levier pour développer cette technologie. Mais les avantages vont bien au-delà». Le premier des bienfaits qu’il y voit concerne la disparition des odeurs liées à son activité.

Si elles étaient déjà relativement atténuées par la couverture qu’il avait installée sur sa fosse, elles ont été totalement dissipées par le processus de méthanisation. «Le digestat qui est produit est totalement inodore. C’est un énorme avantage pour l’agriculture.

Même si j’ai des voisins assez tolérants, ce n’est pas le cas partout et l’absence de nuisance olfactive ne peut que contribuer à apaiser des situations parfois conflictuelles entre agriculteurs et néoruraux». S’il est inodore, le digestat garde toutefois toute sa valeur fertilisante. «Il est aussi beaucoup plus homogène qu’auparavant, ce qui le rend plus facile à épandre».

Enfin, Aurélien Loumagne est fier de valoriser des déchets pour produire de l’électricité. «C’est une démarche sociétale valorisante pour moi. De nouveaux défis sont lancés aux agriculteurs et la micro-méthanisation est une réponse pertinente. C’est d’autant plus intéressant que dans l’intervalle, je n’ai pas changé de métier. Je travaille toujours de la même manière». 

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