N°847 - Décembre 2020

1 décembre 2020 - Filières Avicoles

A LA UNE - Rencontre privilégiée avec les consommateurs - TÊTE À TÊTE : S’y retrouver dans une offre en plein essor - VIE DES ENTREPRISES : Hendrix Turkeys France inaugure son nouveau complexe pedigree - LES GENS - LES BRÈVES

ECONOMIE - MARCHÉ : Enquête avicole: 2020 ne ressemblera pas à 2019 - LES GRAPHES - LES BRÈVES

FILIÈRES - FABRICANTS D’ALIMENTS : Le Snia part à la reconquête de ses protéines - VOLAILLES DE CHAIR : Le Label Charolais à l’assaut des commerces locaux - OEUFS DE CONSOMMATION : L’oeuf a su tirer son épingle de la 1re crise

TECHNIQUE - VISITE D’ÉLEVAGE : Une relève assurée avec 40000 poules en plein air – MATÉRIEL : Le régulateur Sérénity bientôt disponible - BIEN-ÊTRE ANIMAL : Des solutions nutritionnelles au service du bien-.être animal – ALIMENTATION : Vers une alimentation animale plus locale - BRÈVES TECHNIQUES

 

L'EDITO 

LA FRANCE SUR LA BONNE PENTE

Selon le dernier rapport Esvac publié en octobre 2020, les ventes d’antibiotiques à usage vétérinaire ont baissé de 34 % en moyenne sur la période 2011-2018 à l’échelle des 25 pays européens qui ont participé à l’étude depuis le commencement. Cette tendance baissière concerne les différentes familles d’antibiotiques et notamment les céphalosporines de 3e et 4e générations (-24 %), les polymyxines (-70 %) auxquelles appartient la colistine, les fluoroquinolones (-4 %) et les autres quinolones (-74 %).

La situation en Europe reste cependant contrastée, et encore davantage si l’on regarde les données de l’année 2018 portant sur 30 pays de l’uE/EEE et la Suisse. Ces écarts importants entre pays trouvent leur explication dans les différences d’occurrence des maladies bactériennes, de composition de la population animale et des systèmes de production, mais aussi dans les variations considérables en termes de doses quotidiennes utilisées pour les différents agents antimicrobiens et de durée du traitement, ou encore dans la modification des systèmes de collecte des données au fil des années. Les comparaisons entre pays sont donc à effectuer avec prudence et en tenant compte de ces différents facteurs. Néanmoins, la France fait plutôt office de bon élève avec une consommation d’antibiotiques ramenée à la production d’animaux (64mg/PCu) bien en dessous de la moyenne européenne à 103mg/PCu. Et elle affiche, avec les Pays-Bas, l’une des plus fortes baisses de l’usage des antibiotiques sur les cinq dernières années.

Par ailleurs, selon le suivi réalisé par l’Anses, l’exposition des animaux continue d’évoluer à la baisse avec une réduction globale de 10,9 % en 2019 par rapport à 2018, et de 12,8 % pour la volaille. Des efforts qui sont payants puisque parallèlement on observe une baisse des taux de prévalence des bactéries antibiorésistantes.

Mais si la France est sur la bonne pente, les marges de progrès encore possibles en médecine vétérinaire sont désormais plus restreintes, affirment les experts, et demanderont plus de temps en lien avec une évolution des modes d’élevage dans les prochaines décennies

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