N°831 - Juin 2019

5 juin 2019

A LA UNE - Evénement :Les volailles rurales attendent le scrutin - Tête à tête : Egalim : un décret irréaliste pour la restauration collective Vie des entreprises - Les Gens - Les brèves

ECONOMIE - Marché :Terrena : des projets en vue pour sa filiale Galliance - Gestion : Des indicateurs pour piloter son exploitation - Les Graphes - Les brèves

FILIÈRES - Volailles de chair : Rédémarrage des activités pour Vivadour - Le chef Dylan Desmoulin, ambassadeur des produits du Gad - Oeufs de consummation : Armor oeufs : son partenaire aval présente sa nouvelle stratégie

TECHNIQUE - Porte ouverte : Ils rénovent pour faciliter la transmission – Management : Volières : les clés pour la réussite du transfert – Matériel : Un relamping en repro sous haute surveillance !- Alimentation : De nouveaux outils permettent une meilleure valorisation des fibres - Les fibres au service de l’aviculture – Santé : L’alterbiotique au coeur des pratiques - Vacciner contre la Gumboro, toujours d'actualité - Les brèves

CE MOIS-CI : Des conseils pour réussir son transfert en volière

emeline-nvxL'EDITO Un bilan alarmant

Les dernières nouvelles communiquées par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) ne sont pas bonnes…

« La santé des écosystèmes dont nous dépendons, ainsi que toutes les autres espèces, se dégrade plus vite que jamais. Nous sommes en train d’éroder les fondements mêmes de nos économies, nos moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, la santé et la qualité de vie dans le monde entier », a déclaré début mai le président de l’IPBES, Sir Robert Watson.  « Il n’est pas trop tard pour agir, mais seulement si nous commençons à le faire maintenant à tous les niveaux, du local au mondial. L’ampleur est gigantesque, l’urgence est totale », a-t-il ajouté. De profonds changements, sur les plans économique, social, politique et technologique, sont nécessaires.

Dans le rapport émis, l’IPBES identifie cinq principaux facteurs responsables de l’accélération de la perte de biodiversité, à savoir par ordre décroissant  d’importance : les changements d’usage des terres (agriculture, urbanisme,…) et de la mer (pêche,…), l’exploitation directe de certains organismes vivants, le changement climatique, la pollution, les espèces exotiques envahissantes.

Pour lutter contre ces tendances lourdes, cinq grands types de levier sont proposés : créer des mesures d’incitation et renforcer les capacités dans le domaine de la responsabilité environnementale,promouvoir la coopération intersectorielle et interjuridictionnelle, prendre des mesures de prévention et de précaution, prévoir des systèmes sociaux et écologiques résilients face à l’incertitude et la complexité, renforcer les lois et les politiques environnementales et leur mise en œuvre.

Le rapport détaille par ailleurs une liste d’actions possibles pour lutter contre la dégradation de la biodiversité en matière d’agriculture, d’écosystèmes marins et d’eau douce, d’urbanisation. Concernant l’agriculture et le secteur alimentaire, il s’agit notamment de promouvoir des pratiques agro-écologiques, de conserver la diversité génétique des espèces cultivées, de gérer de manière intégrée paysages et bassins versants, de réformer les chaînes d’approvisionnement, de promouvoir des choix alimentaires sains et de réduire le gaspillage alimentaire. L’engagement de tous les acteurs du système agricole et alimentaire est sollicité.

Émeline Viénot, Rédactrice en chef.

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