Une transition alimentaire tout en douceur

11 juin 2019

Florent Duffros, a inauguré un poulailler neuf de 2 200 m2 destiné à l’élevage de poulets lourds. Pour ce nouveau bâtiment, il a fait le choix d’installer une trémie peuseuse dont l’utilisation est mutualisée sur ses deux poulaillers de 2 200 m2. Grâce à cette installation, Florent a gagné près de cinq points d’indice et économisé de l’aliment en gérant progressivement les transitions alimentaires.

C’est trois ans après la construction du premier bâtiment que Florent Duffros, âgé de 30 ans, a inauguré un poulailler neuf de 2 200 m2 (19,70 m x 112 m, Deniau, Agrimené, plus 2 x 35 m2 de sas) à Caulnes, dans les Côtes-d’Armor. « J’avais déjà ce projet à l’issue de la construction du premier bâtiment », confie-t-il. Les deux poulaillers destinés à accueillir des poulets lourds sont situés à quelques mètres des deux autres poulaillers, plus anciens gérés par son père (2 x 1 225 m2) qui va bientôt prendre sa retraite.

Un salarié est présent sur l’exploitation notamment lors des vides sanitaires. Florent envisage de l’embaucher à 100 % au départ en retraite de son père. « Reprendre l’entreprise familiale était une évidence, c’est un métier de passion », précise-t-il.

Son expérience en gestion de ventilation et en tant que technicien de maintenance l’ont aidé pour le choix des équipements, ainsi que dans la réalisation d’une partie de l’installation électrique, la pose des trappes, des générateurs à combustion indirecte, des turbines, et autres petits travaux. Les cinq silos (Rousseau) sont positionnés à côté du premier poulailler, dont deux silos sont jumelés.

L’aliment rejoint ensuite la trémie peseuse, puis, par dose de 20 kg (capacité maximale de 30 kg), il est distribué soit dans le premier poulailler soit dans le second grâce à une vis qui passe sous la dalle de béton séparant les deux bâtiments. « La trémie peuseuse permet de distribuer progressivement l’aliment au poulet. La transition entre le premier aliment et le second va s’effectuer sur cinq jours, je choisis la durée de transition entre les phases. J’ai ainsi économisé de l’aliment, car les poulets sont moins perturbés par la nouvelle présentation et composition, ils trient moins, ils s’habituent progressivement », précise Florent.

Maëva Jégou

Retrouvez l’intégralité du reportage en détail dans un prochain numéro de Filières Avicoles.
 

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