Quand le bien-être des volailles profite aussi à l’éleveur

23 octobre 2018

En septembre 2017, Roland Le Cam inaugurait un deuxième bâtiment de 2300 m2 pour 12 000 pondeuses bio, à Lanrivain dans les Côtes-d’Armor. Plusieurs investissements avaient été réalisés pour améliorer le confort des volailles et de l’éleveur : jardins d’hiver, lumière naturelle, matériel d’alimentation surélevé avec perchoirs intégrés… Un an plus tard, Roland Le Cam dresse le bilan de ce premier lot.

Comment s’est passée la prise en main du nouveau bâtiment ?

La prise en main s’est très bien passée. La gestion est beaucoup plus facile que dans l’ancien bâtiment. La ventilation est plus facile à gérer, mais ce qui m’a surtout aidé, ce sont les rideaux entre la partie caillebotis et les jardins d’hiver.

Dans le bâtiment ancien, tout l’élevage est concentré en un seul bâtiment et l’ouverture des trappes crée une dépression. Tandis que dans le nouveau bâtiment, l’Avitouch gère l’ouverture des rideaux en fonction de la température. Résultat : on a un différentiel de 4 degrés environ entre l’intérieur du bâtiment et les jardins d’hiver. Donc en hiver, la température du bâtiment est globalement plus élevée, sans chauffage, par rapport à un bâtiment sans jardin d’hiver.

Le bâtiment est plus confortable aussi pour moi, car il fait moins froid et on bénéficie de la lumière naturelle.

La lumière naturelle vous permet-elle de faire des économies importantes par rapport à votre ancien bâtiment ?

Oui, c’est net. Les lampes sont éteintes entre 9 h et 18 h à partir de fin mai jusqu’en septembre — octobre. Et il fait aussi jour à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Constatez-vous un impact du matériel d’alimentation surélevé avec perchoirs intégrés sur le comportement des volailles ?

Oui à 100 % ! J’ai une ponte au sol quasiment nulle. Avec les 12 000 poules que compte ce bâtiment, je ramasse 20 œufs au sol par jour, contre plus d’une soixantaine dans l’autre bâtiment pour 10 000 poules. Par ailleurs, on observe vraiment les poules constamment circuler, passer sous les mangeoires, etc. C’est une véritable fourmilière !

Le vide sanitaire s’est-il bien déroulé ?

Excellent ! Autant dans le vieux bâtiment c’est compliqué, autant dans celui–ci c’est un plaisir de travailler ! Il y a de la place puisque tout l’équipement est remonté au plafond, ce qui génère aussi un gain de temps considérable. La seule chose un peu longue, c’est de démonter, nettoyer et remonter tous les caillebotis. Mais tout le matériel est très facile à nettoyer et reste propre. On peut dire que je suis très content de mon bâtiment. Je n’y vois pas d’inconvénient, sauf peut-être récemment avec la sécheresse, j’ai de la poussière qui entre dans le bâtiment. Mais c’est le seul problème que j’ai en ce moment.

Les résultats de votre premier lot étaient-ils satisfaisants ?

Oui. J’ai terminé mon lot avec une moyenne de ponte à 88 %. Je n’ai pas de déclassés et une mortalité qui reste sous la barre des 1,5 %.

Avez-vous des projets ?

Oui, j’aimerais modifier l’ancien bâtiment. J’ai pris la décision de monter le matériel d’abreuvement et d’alimentation sur treuil pour pouvoir le relever au plafond, courant 2019. J’aimerais aussi élargir le bâtiment en construisant des jardins d’hiver de 4 mètres de chaque côté, mais c’est encore en réflexion, peut-être pour 2020 ou 2021.

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