Avec le robot, le plus bas taux de ponte au sol !

17 juillet 2018

Henri Babin, éleveur de grands-grands-parentaux en Mayenne depuis 1999, a accueilli un assistant au cours de son dernier lot : le robot Spoutnic commercialisé par la société Tibot Technologie. Ce dernier a fait ses preuves puisque le taux de ponte au sol n'a jamais été aussi bas depuis 1999, date à laquelle l'activité a démarré. Soit 1,5 % contre 3 à 7 % au cours des dernières années.

« Seulement 1,5 % sur la lignée femelle ! »... Henri Babin vient de sortir le lot de grands-grands parentaux avec le plus faible taux de ponte au sol depuis 1999, année de son installation à St Jean sur Mayenne (53) sur l'exploitation de ses parents, Henri et Marie-Annick.

Ce niveau de ponte au sol exceptionnellement bas, Henri Babin-fils, l'attribue indiscutablement au « coup de main » fourni par le robot Spoutnic (société Tibot Technologie) au cours du dernier lot. Car « dans le bâtiment de mon père, identique en tous points et ayant accueilli les mêmes souches à la même période, avec un management similaire, le taux est resté comparable à ceux obtenus ces dernières années », explique-t-il.

Pour une efficacité optimale, le robot doit être introduit bien en amont du pic de ponte (30-31 semaines). « On le met en fonctionnement dès 5h du matin sur la période 27-31 semaines, à partir de 6 h autrement. Il circule en continu jusqu'à 15h30 », explique Henri Babin. Son autonomie est de 10 heures.

Spoutnic est placé chaque jour dans une case différente, voire deux jours d'affilé dans une même case lorsque le comportement des animaux montre quelques travers. C'est à adapter en fonction des lots, il n'y a pas de recette toute faite », ajoute-t-il. Mais les premières semaines, il est important de faire tourner le robot rapidement dans toutes les cases afin que les poules ne prennent pas de mauvaises habitudes.

La rotation évite par ailleurs que les animaux s'habituent à sa présence et ne soient plus aussi réactifs.

Au début, l'éleveur restait présent pour observer les réactions des volailles face au robot, craignant les mouvements de panique et les étouffements. « Mais pas de souci, j'ai vite été rassuré », déclare Henri Babin.

De petites adaptations ont néanmoins été effectuées sur le robot en cours de route en réponse aux observations faites par l'éleveur. « Nous sommes équipés en chaînes plates, ce qui gênait la circulation du robot. Les bords du pare-choc (également appelé moustache) ont été rallongés et la forme a été légèrement arrondie afin de combler l'espace avec les roues et ainsi pallier le problème », signale l'éleveur.

De même, lors des demi-tours, le robot avait tendance à patiner et par conséquent à s'enliser dans la litière (copeaux bois), ce point a également été réglé après avoir été signalé par Henri.

Hormis la réduction du taux de ponte, l'éleveur voit d'autres avantages à l'utilisation du robot Spoutnic : « en incitant les animaux à bouger, il favorise l'accouplement, ce qui a des répercussions positives à la fois sur le nombre d'oeufs fertiles (+1 point) et la gestion des litières ». Après 50 semaines, le robot est mis au repos, la litière étant trop haute pour permettre sa circulation.

Le robot réduit le temps consacré par l'éleveur au ramassage des œufs au sol, une tâche fastidieuse, et les heures de travail épargnées peuvent ainsi être pleinement consacrées à la surveillance et au tri des animaux, ainsi qu'aux autres travaux sur l'exploitation.

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