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Santé

Le canard de Barbarie relève 1001 défis : contexte et épidémiologie du concurrent du Mulard

Le point sur le marché et les opportunités, mais également sur les maladies parvovirose, influenza et autres viroses du canard de Barbarie lors d'une matinée de réflexion organisée par le laboratoire Boehringer Ingelheim.
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  • Auteur : Sandrine Pelletier
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Filière d’importance pour le laboratoire Boehringer Ingelheim, le canard de Barbarie se distingue sur l’aspect gastronomique, spécificités d’élevage, localisation géographique, mais également débouchés de production. Afin d’en appréhender toutes les spécificités, Roland Tonarelli, animateur de la filière canard au sein du groupe LDC et directeur général du pôle Maître Coq revient dans un premier temps sur les fondamentaux du canard. « Seules deux races de canards sont exploitées dans le monde, l’Anas platyrhynchos domesticus et le Cairina Moschata, originaire des régions intertropicales de l’Amérique. L’Anas platyrhynchos domesticus, plus communément appelé le canard Pékin, provient d’élevages chinois et a été importé en Europe par les Anglais au XIXe siècle et aux États-Unis à la même période. Le Cairina Moschata connu sous le nom de canard de Barbarie a quant à lui été domestiqué par les Sud-Amérindiens et introduit en Europe par les Espagnols au XVIe siècle » , commence par expliquer Roland Tonarelli.

Le canard de Barbarie s’élève rapidement et permet d’obtenir un bon rendement de viande sur la carcasse. Mais toutes les parties de cette espèce peuvent être valorisées, l’aiguillette, la cuisse, le manchon, le gésier, le cœur, les pattes ou encore les plumes. « Les Chinois sont des amateurs de pattes du Barbarie, c’est pour eux un mets rare et précieux qui est vendu à 4,50 euros le kilo » , apprécie Roland Tonarelli.

De même que la plume peut également avoir un intérêt économique avec un prix de vente de 45 euros le kilo.

À l’inverse, le canard de Barbarie s’élève en 11 semaines, contre 6 semaines pour le Pékin.

Ce canard est vendu à 40 % à l’export, 22 % en grande distribution française et 28 % en restauration hors domicile, le reste étant vendu en produits alimentaires intermédiaires. « La profession est en souffrance, en 2018 nous élevions 40 millions de têtes de canard de Barbarie, contre à peine 22 millions en 2023 après le passage de l’influenza aviaire. Il se produit toujours un peu de canard Pékin sur le marché français, le Barbarie est en légère croissance, mais il y a également une augmentation du canard Mulard qui, je le rappelle, est notre concurrent majeur » , conclu Roland Tonarelli.

Spécificités du système immunitaire du canard de Barbarie

Le système immunitaire du canard de Barbarie a évolué de manière très efficace. Les palmipèdes possèdent une catégorie d’anticorps de type Y très particulière...

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