L’accouvage face aux différents scénarios Brexit

9 octobre 2020 - Emeline Vienot

« Avec le Brexit, on peut s’attendre à un ralentissement dans les échanges d’environ 2 jours lié aux contrôles qui seront mis en place aux frontières. Selon les prévisions, 30 à 70 % des camions seront retardés. Pour le secteur de l’accouvage, cela pose problème, un assouplissement des contrôles est nécessaire pour limiter le temps d’attente aux frontières », a expliqué Paul-Henri Lava, senior policy advisor au sein de l’association Avec/Elpha, aux professionnels de l’accouvage français réunis en assemblée générale le 2 octobre au Conquet (29).

Les importations d’animaux vivants grands-parentaux et parentaux en provenance de l’UE à 27 en direction du Royaume-Uni pèsent l’équivalent de 128 millions d’euros, un flux qui est loin d’être négligeable, souligne-t-il.

Pas de conséquence lourde pour l’accouvage

Jusqu’à fin 2020, le Royaume-Uni fait toujours partie de l’Union européenne, mais après c’est terminé, et les conditions du Brexit n’étaient toujours pas écrites dans le marbre début octobre… Brexit négocié ou Brexit dur, l’incertitude était encore de mise lors de l’assemblée générale du SNA… « Normalement, un accord doit être trouvé d’ici fin octobre, suivi du processus de ratification auprès des différentes instances européennes sur les mois de novembre-décembre sachant que le Royaume-Uni a annoncé qu’il ne prolongerait pas la période de transition au-delà de 2020 », a précisé Paul-Henri Lava.

Ce dernier a rappelé les points sur lesquels les Anglais se montrent intransigeants : pas de reconnaissance de la libre circulation des personnes entre l’UE et le Royaume-Uni ni des décisions de la Cour de justice européenne, pas de contribution au budget européen, autonomie réglementaire et liberté de fixer les droits de douane à leurs frontières.

En cas de Brexit dur, le Royaume-Uni sera considéré comme un pays tiers comme les autres avec les droits de douane qui s’y rapportent. « Pour l’accouvage, il n’y aura pas de conséquence économique lourde, les droits de douane sur animaux vivants sont minimes comparés à la viande de volaille, mais des divergences sur les normes sanitaires pourraient avoir un impact fort », relève-t-il.

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