IA : Michel Prugue lance un appel au respect du « zéro dérogation »

12 novembre 2021 - Filières Avicoles

A l'occasion de leurs assemblées générales, les Organisations de Producteurs Palmipèdes et Volailles de chair de Maïsadour ont dressé le bilan de l’exercice 2020-2021, impacté par un troisième épisode d’influenza aviaire. Michel Prugue, président de la coopérative Maïsadour, a appelé à un engagement collectif et au respect du « zéro dérogation » pour sauver les filières. 

Depuis vendredi 5 novembre, le département des Landes est passé en risque « élevé ».  Lors de l’AG de Maïsadour, Michel Prugue, président de la coopérative, a appelé à un engagement collectif : « Si tous les éleveurs au niveau national ne respectent pas, strictement, les règles de biosécurité, dont la mise à l’abri des animaux, nous ne survivrons pas à une quatrième crise. »

L’Organisation des Producteurs de Volailles de chair de Maïsadour représente 395 élevages, dont 95% en Label Rouge, et 2 IGP reconnues (Landes et Périgord). L’exercice 2020-2021, impacté par la crise aviaire, a enregistré un volume de production de 11,1 millions de volailles sous signe de qualité (label, bio, certifiées). 3 millions de volailles ont été perdues. « Malgré cette baisse de production, nous avons pu maintenir l’approvisionnement grâce à la solidarité entre nos différents bassins de production et à nos relations de confiance avec nos clients. », a expliqué Bernard Tauzia, Président de l’Organisation. « Nos perspectives de développement et l’évolution des attentes des consommateurs laissent présager un avenir prometteur pour notre filière. Donnons-nous toutes les chances de passer un hiver serein. », a-t-il ajouté. 

Côté Palmipède, l’Organisation des Producteurs de Maïsadour compte 180 éleveurs et engraisseurs dont 90% en IGP Sud-Ouest et 10% en Label Rouge. Les élevages sont situés à 65% dans les Landes. En fin d’exercice 2020-2021, les résultats affichent une baisse de 30% des volumes de production par rapport à l’année précédente, soit une perte de 2 millions de canards. « Pour la troisième fois en 5 ans, nos éleveurs ont dû faire face à une crise qui laisse des séquelles, financières comme psychologiques. Aujourd’hui, les réglementations en matière de biosécurité évoluent, et il nous faut fournir un effort supplémentaire pour s’y adapter (mise à l'abri, déclaration immédiate des mouvements d’animaux, réorganisation de la production, etc.)», a expliqué Chantal Brèthes, Présidente de l’Organisation. « Nous mesurons les investissements que cela demande. Et nous sommes là pour vous accompagner », a-t-elle ajouté.

ELO Santé Nutrition

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