Retour aux sources avec un poulailler neuf

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C’est après trois ans de réflexion et de formation que Jean-Louis Thébaud a repris l’exploitation familiale de 2 x 1 200 m² auxquels il a ajouté 1 800 m² grâce à la construction d’un poulailler neuf, à Saint-Jean de Brevelay (56). Historiquement producteur de dindes, il se diversifie et produit également 38 000 poulets lourds. Jean-Louis a mis l’accent sur la biosécurité et les bonnes pratiques d’élevage.

Jean-Louis Thébaud a repris l’exploitation familiale comprenant 2 x 1 200 m² (rénovés en 2010), dédiés à la production de dindes de chair, et depuis peu un troisième poulailler de 1 800 m² (90 m x 20 m, dont 2 x 32 m² de sas, Burban Maçonnerie, TSE). Le poulailler neuf est mixte afin d’élever 38 000 poulets lourds, et des dindes. Avant d’être aviculteur, Jean-Louis était chauffeur routier, « la reprise de la ferme familiale est devenue un projet dont je me réjouis, j’ai passé un BEPA à Ploërmel puis trois ans se sont écoulés avant d’avoir un projet finalisé », confie-t-il. « Comme mes parents, j’ai poursuivi unpartenariat avec Sanders. J’ai été fortement sensibilisé à la biosécurité, et aux pratiques d’élevage, j’ai réalisé 21 jours de formation, dont une sessionorganiséepar Sanders, me permettant de rencontrer les éleveurs voisins », souligne-t-il.

L’eau provient d’un forage, du dioxyde de chlore et de l’Orniacid sont ajoutés dans l’eau de boisson (Aquadis) afin d’assainir l’eau et de limiter l’utilisation d’antibiotiques. De la chaux est répartie sur le sol à l’extérieur du poulailler entre chaque lot. Le plafond est en panneau sandwicheset les longrines, sont en PVC (C-Lines), afin de faciliter le nettoyage qu’il effectue lui même.

Jean-Louis passe en moyenne trois fois dans son poulailler, ce qui représente une durée de quatre à cinq heures par jour en fonction de l’âge des volailles. « J’ai pensé à la construction du poulailler afin de gagner en performance et en indice de consommation », souligne-t-il.

Afin de faciliter la maîtrise des pododermatites, une dalle de béton a été couléesur des panneaux Styrodur, des fenêtres laissent entrer la lumière naturelle. Celles-ci ont été placées sous les trappes, d’après Jean-Louis « cet emplacement facilite leur nettoyage et permet d’avoir suffisamment d’espace entre la fenêtre et les trappes ». « Des obstruateurs permettent de fermer d’un côté le matin et de l’autre l’après-midi, et d’être à 50 %-50 % de chaque côté à midi. « Le tout est d’éviter les faisceaux de lumière », précise-t-il. Si besoin, trois lignes de néons basse consommation éclairent le poulailler.

Concernant la litière, Jean-Louis a choisi la sciure de bois, « cela a un coût, mais on s’y retrouve en qualité de production », précise-t-il. Il utilise également de la paille en fin de lot afin de limiter les pododermatites.

« J’ai voulu des équipements avec lesquels j’avais déjà l’habitude de travailler dans les deux autres poulaillers », précise Jean-Louis. Ce dernier a mis en place les trappes et a fait tout le montage « au sol » du matériel.

Le poulailler est équipé de deux portails sectionnels manuels(C-lines). « C’est plus facile àutiliser que des portes, et n’entraine pas de surcoût, ils sont fermés et verrouillés de l’intérieur »,détaille-t-il.« L’intérêt d’un portail sectionnel, c’est son étanchéité à l’eau et l’air afin d’éliminer la ventilation “parasite”, le portail est isolé, l’ensemble de la quincaillerie est en inox », complète Guillaume Nevoux, commercial Grand Ouest chez C-lines.

Maëva Jégou

Retrouvez l’intégralité du reportage en détail dans un prochain numéro de Filières Avicoles.