Relations entre picage et alimentation

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Les apports en énergie, les niveaux d’acides aminés/protéines totales, les minéraux et le taux de fibres alimentaires sont autant de paramètres qui ont une influence sur le comportement de picage.

« Plus les poules vont passer de temps à consommer l’aliment (formules diluées en énergie, riches en fibres, présentation farine), plus le risque de picage est réduit », indique le nutritionniste Juan Valle Diez (Lohmann). « En plus d’améliorer le plumage, les fibres vont développer la capacité d’ingestion de l’animal et la fonction du gésier (sécrétion de HCl, d’acides bileux et d’enzymes) », précise

Des régimes carencés en protéines, en acides aminés soufrés, en minéraux (Na, Mg, Zn) vont au contraire favoriser le picage, tandis que des régimes riches en tryptophane (+18 à +29 %) ont montré leur capacité à le réduire. Voilà pourquoi il est si important d’habituer les poules à bien vider les mangeoires car les fines contiennent des nutriments indispensables à la santé et au bien-être des poules.

Tout comme pour les autres paramètres d’élevage, il faut éviter tout changement brusque dans l’alimentation, et notamment au moment du transfert. Pour information, les mauvais comportements observés en poussinière se répètent en élevage ponte dans 90 % des cas, constate-t-il.

Emeline Vienot