N°817 – Mars 2018

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A LA UNE – Recherche : Le technopôle Agrolandes bientôt dans ses murs – Tête à tête : Des formations pour une filière qui recrute ! – Les Gens Vie des entreprises : L’activité œufs d’Even transférée chez Cocorette – Le groupe Orvia s’étoffe – Les brèves

ECONOMIE – Marché : Des enjeux mondiaux pour le “sans antibio” – Gestion : La déclaration d’accident, mode d’emploi – Les graphes avec pictogramme Les Brèves  

FILIERES – Sud-Ouest : Euralis Volailles doit augmenter sa production – Centre : Groupements recherchent éleveurs région centre ! – Volailles de chair : Vert Forez met à l’honneur l’amont de la filière

TECHNIQUE – Porte ouverte : Deux codes d’oeufs dans un seul élevage – Dindes grand-parentales choyées dans 2 800 m2

CE MOIS-CI – La marche à suivre en cas d’accident de travail

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emeline-nvxL’EDITO – Alimentation durable…

Est-il possible d’assurer à la population mondiale une alimentation durable, c’est-à-dire nutritionnellement adéquate, culturellement acceptable, protectrice de l’environnement, économiquement équitable et accessible, et à quelles conditions ?

L’Inra, MS-Nutrition et Montpellier SupAgro ont fourni des éléments de réponse qui ont été publiés le 14 février 2018 dans les revues European Journal of Clinical Nutrition et PLos One. Un point important à prendre en compte avant de découvrir leurs conclusions : ils ont mené leur réflexion à l’échelle européenne (France, Italie, Finlande, Suède et Royaume-Uni) et non mondiale…

Leurs travaux confirment qu’il est possible d’adopter une alimentation durable qui intègre simultanément impact environnemental, adéquation nutritionnelle, accessibilité financière et acceptabilité culturelle, sous réserve de choix alimentaires particuliers. L’amélioration de la durabilité de l’alimentation des hommes et des femmes en France et plus largement en Europe, passe selon eux par une augmentation des quantités de fruits et légumes et de féculents, et une diminution de la consommation de produits gras, sucrés et de boissons alcoolisées et également de la part des produits animaux. Il serait notamment essentiel de diminuer la contribution énergétique de la charcuterie et de la viande, de ruminants surtout (bœuf et agneau).

Les changements à opérer sont d’autant plus importants que la réduction des émissions de gaz à effet de serre (EGES) souhaitée est grande. La consommation moyenne de viande, qui est, en France, de 110 g/j pour les femmes et de 168 g/j pour les hommes, décroit de 78 % pour les femmes et 68 % pour les hommes dans le modèle « nutrition-environnement » et de seulement 32 % pour les femmes et 62 % pour les hommes dans le modèle « nutrition-environnement-biodisponibilité-liens de co-production ».

Toutefois, cette étude révèle également la complexité de la question et met en garde contre des raisonnements simples qui tendraient par exemple à assimiler végétal et durable.

Émeline Viénot, Rédactrice en chef.