N°823 – Octobre 2018

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A LA UNE – Inauguration : Une nouvelle station de compostage dans les Mauges– Salon : Les éleveurs sceptiques au Space 2018- Tête à tête : Dinde et poulet : comment choisir sa production ?- Vie des entreprisesLes brèves

ECONOMIE – Marché : Allemagne et Suède : des opportunités pour le Label RougeGestion : Volaille de chair : amélioration de la situation financièreLes GraphesLes brèves

FILIERES – Palmipèdes gras : Euralis recherche des éleveurs de canardsVolailles labels : Perigord Aviculture poursuit son développement

TECHNIQUE – Porte ouverte : Isabelle Desmots, fière de son parcours – Visite d’élevage : Claudine Lemoine : nouvelle souche, nouveaux équipements – Hygiène : Une station de lavage ouverte à tous- Energies renouvelables :Christian Dallies parie sur le photvoltaïque – Pathologie : Dernières avancées techniques contre le pou rouge – Avec la vaccinationE.coli,prévention et démédication !

emeline-nvxL’EDITO – L’heure de vérité…

Répercussion de la hausse des coûts de production par le mécanisme de la cascade, le tout dans un cadre encourageant le développement de la contractualisation, renforcement de la clause de renégociation pour faciliter la prise en compte des évolutions de prix, interdiction de cession à un prix abusivement bas… Le ministre Stéphane Travert croit au bénéfice de ces mesures pour assurer une juste rémunération à l’amont des filières, mais sur le terrain, les réactions sont plutôt sceptiques…

En théorie, chaque interprofession doit élaborer et diffuser des indicateurs de coûts de production de référence qui serviront de base aux négociations. Concernant les filières avicoles, deux indicateurs Itavi existent déjà : l’un mesurant l’écart entre prix sortie abattoir et prix de revente, l’autre le coût de l’aliment par espèce (environ 60 % du coût de production). D’autres indicateurs sont en cours de réflexion afin de prendre en compte l’évolution du coût de l’énergie, de la main d’œuvre, de construction des bâtiments d’élevage.

Actuellement, les indicateurs en place montrent que les prix pratiqués ne permettent pas de couvrir les coûts de production en amont. « En tant qu’interprofession, notre rôle est de diffuser des indicateurs pertinents et d’inviter les acteurs à les utiliser dans le cadre de la contractualisation »,a précisé Anne Richard, directrice de l’Itavi, au Space lors d’un déjeuner organisé par l’Anvol. Les prochaines négociations sonneront « l’heure de vérité ».

Émeline Viénot, Rédactrice en chef.