Les bouchons de paille apportent leur contribution

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Si les bouchons de paille ne sont pas l’arme absolue contre les pododermatites, l’utilisation de ce type de substrat en ajout (1 kg/m2 à 7 jours + ajout selon besoin, maximum : 2kg/m2 au total) sur de la paille broyée, contribue néanmoins à réduire la gravité des lésions par rapport à une litière 100 % paille broyée selon les résultats d’un essai réalisé par l’Itavi Sud-Est.

Le taux de pododermatites de score 5 (note la plus élevée) a en effet atteint 19 % dans le lot essai contre 31,5 % pour le lot 100 % paille broyée. La note moyenne du lot essai était de 3,56 en fin de lot contre 3,84 pour le lot témoin. Et si le changement de substrat n’a pas eu d’effet significatif sur l’apparition de lésions aux tarses, la tendance est tout de même à la baisse avec un pourcentage de lésions aux tarses de 31,25 % pour le lot essai contre 37,25 % pour le lot témoin.

L’évaluation du bien-être animal réalisé grâce à l’application Ebène a mis en évidence un effet positif du changement de substrat sur le comportement général des animaux et la réponse aux besoins comportementaux avec moins d’animaux semblant malades, plus de capacité de mouvement, et plus de confort d’ambiance. Un petit bémol par contre en matière de confort au repos lié à l’aspect visuel dégradé de la litière.

Aucune différence n’a été observée entre les deux lots concernant les performances techniques. Par contre, l’analyse des fumiers a révélé une teneur en matière sèche inférieur et  un rapport C/N plus faible pour le lot essai, ce qui peut laisser craindre des odeurs plus fortes au curage (plus d’azote ammoniacal) en raison de l’humidité plus forte et de la moindre aération de la litière.

« Les bouchons de paille broyée sont connus pour leur fort pouvoir absorbant (3,5 à 4 fois leur poids) et présentent l’avantage d’être hygiénisés, en revanche, leurs propriétés isolantes sont inférieures à la paille broyée et leur coût plus élevé (150-220 €/tonne)», rappelle  Aurélie Buteau (Itavi).