Le bilan électrolytique : point de vigilance

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Formuler des aliments au plus près des besoins classiques des animaux peut présenter certains écueils. Ainsi des teneurs abaissées en protéines permettent certes de réduire les rejets azotés dans l’environnement mais accentuent aussi le risque d’acidose métabolique chez l’animal.

Aujourd’hui, la volonté de réduire le niveau protéique des aliments chez les volailles grâce à l’utilisation d’acides aminés de synthèse (Belloir et al., 2017) sur la base d’un profil optimisé impose de reconsidérer le bilan électrolytique (BE) des aliments. Ce dernier « doit être intégré dans les contraintes de formulation, en raison des conséquences qu’entraînent des aliments acidogènes sur les performances de croissance et de nombreux autres critères qui déterminent les résultats technico-économiques de l’élevage », déclare Agnès Narcy (Inra de Nouzilly).

Contrairement aux autres nutriments de la formule pour lesquels des plages de valeurs étroites sont utilisées en formulation, les recommandations de valeurs sont moins précises pour le bilan électrolytique. Celui-ci peut varier sur des plages relativement larges, mais qui dépendent néanmoins de l’espèce et du stade de production. Pour le poulet de chair, il se situe entre 200 et 300 mEq/kg. « Bien que la plage de BE optimal soit identique entre les phases de croissance et de finition, l’amplitude de réponse en termes de GMQ est plus marquée chez les animaux plus â gés », note-t-elle.