Des traitements alternatifs pour les entérites non spécifiques

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Les entérites non spécifiques touchent 46 % des lots de poulets de chair vers l’âge de 15 jours et 75 % des lots de dindes de chair avant 42 jours. «En provoquant une altération de la muqueuse intestinale, ces maladies entrainent l’augmentation de l’indice de consommation et la baisse des performances», note le Dr Anouk Dronneau (Chêne Vert Conseil). Pour les prévenir ou les soigner, il existe heureusement des alternatives aux antibiotiques : pré et probiotiques, acides organiques, aromathérapie et phytothérapie.

Sous forme végétative ou sporulée, les pré et les probiotiques favorisent la flore saccharolytique et la croissance des villosités, maîtrise les agents pathogènes et inhibe le développement des bactéries non désirables. Administrées de manière répétitive, elles ont un rôle préventif.

De leur côté, les acides organiques produisent un milieu acide défavorable au développement des bactéries pathogènes «Le spectre d’activité étant très différent selon le type d’acide, il est intéressant de disposer d’un mélange d’acides organiques, comme un acide lactique combiné à un acide formique par exemple.» La vétérinaire met toutefois en garde sur le bouchage des canalisations en cas de distribution sur une période assez longue.

Il est conseillé d’utiliser l’aromathérapie (huiles essentielles) et la phytothérapie (extraits végétaux) ensemble pour bénéficier de leur action synergique. Les huiles essentielles se concentrent en effet dans le caeca quand les extraits végétaux restent longtemps dans l’intestin grêle. Mais pour garantir leur efficacité, la qualité et la composition des matières premières doivent être parfaitement maîtrisées.

«Ces différentes solutions sont complémentaires.» Mais pour optimiser leur utilisation, un suivi pointu des conditions d’élevage et des diagnostics de plus en plus précis restent nécessaires.