Comment maintenir et financer le système de santé vétérinaire

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Julien Flori (à droite), vétérinaire du groupe Chêne Vert Conseil, et Charles Facon, du Réseau Cristal, ont participé à l’organisation de la concertation qui réunissait l’ensemble des acteurs des filières Porcs et Volailles autour des rôles et missions du vétérinaire de demain.

La baisse de l’utilisation des médicaments vient bousculer le modèle économique sur lequel repose le système de santé vétérinaire. À l’heure du plan écoantibio et de la réduction de la vente de médicament, comment maintenir une continuité de service, notamment en milieu rural, qui souffre déjà de désertification médicale ?

Julien Flori, vétérinaire du groupe Chêne Vert Conseil, et Charles Facon, du Réseau Cristal, ont participé à l’organisation de la concertation qui réunissait l’ensemble des acteurs des filières Porcs et Volailles autour des rôles et missions du vétérinaire de demain.

En marge de cette enquête, ils reviennent sur les enjeux du système de santé vétérinaire, présents et à venir.

Comment décririez-vous la relation actuelle entre vétérinaire et éleveur ?

Julien Flori :On observe une baisse nette de l’utilisation des antibiotiques et une volonté de travailler plus sur le préventif, d’être plus dans l’anticipation et moins dans l’urgence. Cela change un peu notre façon de travailler, qui est basée sur un service gratuit payé sur la vente des médicaments, avec des interventions réalisées davantage dans l’urgence. Nous étions des pompiers qui éteignaient des incendies. Nous devons désormais être des sentinelles et faire du préventif.

Charles Facon :Ce qui change aujourd’hui c’est l’orientation des classes thérapeutiques, due à la demande sociétale et la lutte contre l’antibiorésistance.  Cela avait commencé avec l’entrée en vigueur de la prescription hors examen clinique (PHEC) et la mise en place des bilan sanitaire d’élevage (BSE) dès 2007. Les plans écoantibio nous ont amenés à largement modifier notre approche ces dernières années, notamment par l’orientation du métier vers une baisse de l’usage des antibiotiques pour une répartition de cette prescription vers plus de prophylaxie (vaccins et autovaccins) et d’autres classes type hygiène et diététique.

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