Biosécurité : état des lieux

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Eric Le Leu, de la DRAAF (Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt) /SRAL (service régional de l’alimentation), référent national biosécurité, a dressé un bilan des inspections de biosécurité au niveau national 2016-2017. Sur cette période, 2 491 exploitations ont été inspectées, dont 46 % en palmipèdes et 54 % en autres volailles. « Une exploitation sur 4 était en non-conformité majeure, une sur 3 en élevages mixtes (multi-espèces) », mentionne Eric Le Leu, qui souligne « l’énorme effort de la filière palmipèdes du Sud-Ouest ». Les trois quarts des exploitations évaluées défavorablement lors d’une première inspection sont revenues à la conformité ou la quasi conformité.

Au niveau géographique, le Nord de la France s’en sort plutôt mieux. C’est au Sud-Est que l’on constate le plus de non conformités majeures, en raison de l’importance des circuits courts, multi-espèces. La Bretagne est légèrement au-dessus de la moyenne nationale avec une exploitation sur 3 totalement conforme (1 sur 4 au niveau national). Sur 174 établissements palmipèdes en Bretagne, 31 % avaient été inspectés au 1er novembre 2018. L’objectif est de contrôler chaque année 5 % des établissements détenant des volailles, hors charte sanitaire pondeuses et poulettes.

Pour améliorer les pratiques en biosécurité, plusieurs leviers entrent en jeu : le rôle de l’Administration et des contrôles officiels, la formation et le profil des éleveurs, les abattoirs et les filières de transport, les intervenants externes, l’état des connaissances scientifiques et techniques, ainsi que les actions des OP : audits, encadrement technique (par les vétérinaires et les techniciens), aides financières incitatives, management de la biosécurité.