Benoît Savary : un robot pour enrayer la ponte au sol

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Éleveur de volailles repro, Benoît Savary a eu l’idée de se mettre en relation avec l’équipe Agretic dans l’espoir de trouver une solution pour résoudre un problème de ponte au sol récalcitrant.

Inciter les poules à se déplacer…
Tout a commencé en 2015, à la demande de Benoît Savary qui rencontrait des problèmes de ponte au sol au sein de l’élevage qu’il gère avec son épouse Laëtitia (installés depuis 2005 avec un bâtiment repro en périphérie rennaise). « Il fallait être présent en permanence au sein de l’élevage pour éviter toute ponte au sol. Mais dès que nous étions repartis de la salle d’élevage, les poules retournaient pondre sous les assiettes. Notre santé en a pris un coup, nous ne pouvions plus continuer à travailler comme ça ! »
De toute évidence pour Benoît, il fallait trouver une solution pour inciter les poules à se déplacer en continu. Inspiré par l’exemple des robots tondeuses ou ménagers qui se déplacent en l’absence de leur propriétaire et selon la programmation souhaitée, l’éleveur a pris contact avec le bureau d’études mécatroniques Cimtech. Situé à Saint-Erblon près de Rennes et non loin de son exploitation, ses équipes découvraient alors le métier d’éleveur de poules pondeuses repro.
La SAS Tibot a ainsi été créée grâce à la complémentarité du savoir-faire en développement mécanique et à l’électronique de l’un, complété des connaissances de l’élevage des autres, qui plus est, détenant un bâtiment pour réaliser de premiers tests terrain. « À l’époque, plusieurs solutions avaient été envisagées, et celle d’un robot d’assistance a été retenue », se souvient Yanne Courcoux, la directrice générale de l’entreprise. Elle résume : « Tibot est une start-up créée en 2016 et spécialisée en robotique avicole. Elle est née des besoins d’un éleveur, dans le but d’apporter des solutions techniques et robotiques aux problématiques rencontrées par les aviculteurs. »

Chute du taux de ponte
Paré de quatre roues motrices, le robot de Tibot se déplace de façon autonome au sein de la salle d’élevage. Ses dimensions lui permettent de passer sous les chaînes d’alimentation, là où les poules vont naturellement pondre. Il est également capable de détecter des obstacles non prévus et de réaliser une manœuvre pour le contourner. Et les éleveurs ont tout de suite vu la différence : « en 24h, le taux de ponte au sol a chuté de 8%. Aujourd’hui, on constate de toute évidence que le robot n’est pas contre productif, bien au contraire. » En effet, l’éleveur a enregistré une baisse du taux de ponte au sol de 20% en seulement deux semaines et en passant deux fois moins qu’avant, ainsi qu’un accroissement normal du nombre du taux de ponte. « Le taux de ponte est passé de 35% à 7% en trois semaines. C’est en moyenne le résultat que l’on peut espérer obtenir en six semaines en ayant recours à des techniques classiques », rappelle l’éleveur.
Au-delà de ces résultats en terme de baisse de taux de ponte, le robot permet à l’éleveur de…

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