Diagnostics d’élevage : les circuits d’air à la loupe

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Créée en 2017 par la société, Tell Elevage effectue des diagnostics dans les bâtiments d’élevage de porcs et de volailles. Au fil des expériences, les audits se sont étoffés et comptent aujourd’hui plus de 1000 points de contrôle. Jean-Luc Martin, son fondateur, en détaille le fonctionnement, les principaux points de contrôle et les mesures d’amélioration les plus fréquentes.

Comment se déroule un diagnostic standard ?

Le diagnostic pour un bâtiment d’élevage de volailles prend une journée et comprend à peu près 1000 mesures. En amont, nous enregistrons les coordonnées du bâtiment et son orientation (pour savoir d’où viennent les vents) sur une tablette qui permet d’intervenir sans être tributaire d’une connexion internet sur place. Ensuite, nous passons en revue environ 1000 points de contrôle. Chaque point de contrôle est mesuré et complété par une photo et un commentaire, ce qui permet de mettre en évidence certaines problématiques de manière factuelle.

L’objectif étant d’identifier les points d’amélioration avec, à chaque fois, un niveau de criticité, afin de pouvoir répondre à tous les problèmes techniques d’un élevage. Nos diagnostics sont basés sur les données issues de la recherche sur les trente dernières années (Itavi, Anses, etc.) et sur les différentes expériences terrain afin d’être le plus neutre possible.

On vérifie absolument tout, même des points qui a priori peuvent être évidents. Par exemple, vérifier que le tuyau du dépressiomètre est propre, nous a permis de constater la présence d’un nid d’oiseau à l’extérieur, avec à l’intérieur, une grille complètement bouchée.

Sur la partie ventilation, nous contrôlons les circuits d’air de l’entrée à la sortie, incluant les jupes, les capots, la protection au vent, les capteurs, le mode de fonctionnement de la ventilation minimum, la courbe de ventilation (minimum – maximum), etc.

Une fois terminé, le rapport se fait automatiquement et reprend tous les points d’amélioration. Le plan d’action est ensuite disponible sur une plateforme numérique, à partir duquel l’éleveur et/ou parle technicien d’élevage vont attribuer les points d’amélioration aux différents intervenants. Chaque intervenant pourra ensuite consulter le rapport et renseigner les points le concernant. Chacun peut également extraire les éléments qui le concernent pour ensuite imprimer son plan de route.

Certaines OP ne disposent pas de technicien bâtiment et nous ont demandé de piloter le plan d’action. Comme nous avions créé la société Give il y a un an, une société dédiée à la formation technique et au conseil pour les auditeurs, nous avons aussi la possibilité de prendre le relais derrière les auditeurs pour suivre la mise en œuvre du plan d’action. Le but étant que le diagnostic débouche sur des actions concrètes.

Nous intervenons de manière indépendante, sans chercher à vendre tel ou tel matériel. Car la difficulté dans la profession est que de nombreux intervenants en élevage ont un intérêt particulier, donc tout n’est pas forcément dit.

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