Au Clos du Moulin, la déjaboteuse a fait ses preuves

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Edmond et Christophe Martin incarnent la troisième génération aux commandes du Clos du Moulin

En 2013, Edmond Martin et son frère Christophe investissaient dans une déjaboteuse automatique conçue par la société Bayle pour réduire la pénibilité du travail. Située à Mauron, dans le Morbihan, la ferme du Clos du Moulin comprend un élevage de 3500 m2 pour une capacité d’accueil de 26 000 volailles (poulets, pintades et chapons). Une partie de la production est vendue sur place, et depuis notre dernier reportage, les deux frères ont agrandi leur magasin.

Êtes-vous vous satisfait de votre déjaboteuse ?

Oui, cette machine crée une émulation, elle sécurise et renforce la qualité du travail, facilite l’éviscération des poumons et permet un travail propre plus facilement. L’avantage est surtout qu’elle permet de limiter les troubles musculo-squelettiques liés au travail. C’est aussi un geste de moins à faire donc automatiquement la cadence a légèrement augmenté. Maintenant, la machine ne fait pas tout toute seule. Il faut quand même faire un contrôle visuel important et cela prend du temps.

À l’époque, vous souhaitiez étoffer le magasin. L’avez-vous fait ?

Oui, nous avons créé un magasin neuf à l’avant du bâtiment et référencé plusieurs produits locaux de qualité. On peut désormais trouver du pain, du fromage, etc. Cela permet aussi de proposer des paniers garnis aux clients.

Cela vous permet-il d’augmenter la vente de vos produits ?

Oui. Cela nous permet d’augmenter un peu nos ventes notamment en dehors des périodes de fêtes et de générer un complément au-delà de la volaille.

Avez-vous d’autres projets ?

Nous souhaiterions faire un peu de transformation pour étoffer la gamme sur les marchés, mais à petite échelle. L’idée me trotte dans la tête… Il faudrait s’équiper, faire une étude, etc. Mais si on veut faire plus de marchés à l’avenir, cela peut valoir le coup et nous permettre de nous défaire de la saisonnalité du produit.