Aliment 100 % bio: le surcoût surtout sensible en début de ponte

275

Jusqu’au 31 décembre 2020, une dérogation aux règlements (CE) 834/2007 et (CE) 889/2008 autorise l’incorporation de 5 % de matières premières végétales issues de l’agriculture conventionnelle dans l’alimentation des volailles biologiques. Au delà de cette échéance, il faudra passer à un aliment 100 % bio…

Un essai présenté par Marie Bourin à la dernière Journée « poules pondeuses » Itavi début décembre a permis d’évaluer les conséquences de ce changement sur les performances zootechniques, la qualité des produits, le bien-être animal et le coût de formulation en élevage de ponte.

La période de suivi a été subdivisée en quatre périodes de cinq semaines, comprenant des mesures relatives au lot (mortalité, pesée d’animaux, calcul de consommation alimentaire, comptage et pesée des oeufs/jour) et à la qualité des oeufs à raison de 30 oeufs/parquet (poids, longueur, largeur, résistance à la rupture, épaisseur et poids de la coquille, hauteur du blanc, poids et coloration du jaune).

A l’issue des 41 semaines, une pesée individuelle des animaux a été effectuée couplée à une évaluation du bien-être animal (état d’emplumement + pododermatites). « Nous n’avons pas observé de différence majeure sur la série d’indicateurs évalués que ce soit au niveau des performances de ponte ou de qualité d’oeufs », a-t-elle affirmé.

Les écarts les plus importants ont concerné la couleur du jaune (différence non visible à l’oeil nu) et s’expliquent par les choix de formulation. Pas de différence significative non plus en termes d’emplumement et de pododermatites « même si les régimes 100 % bio, plus riches en fibres (tournesol) et moins en sel, sont plutôt favorables à une meilleure qualité de litière et donc à une réduction du nombre et de la gravité des pododermatites », souligne-t-elle.

Les investigations sur l’alimentation 100 % bio vont être poursuivies dans le cadre du projet Avenir Elevage.