Volaille de chair : Bilan et perspectives

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Yann Brice, délégué général CIDEF-CIPC-CICAR

Plusieurs évènements auront marqué l’année 2018 pour la filière Volaille de chair : la création de l’interprofession Volaille de Chair en avril dernier et son plan de filière, l’adoption de la loi EGALIM qui vise à rééquilibrer les rapports de forces entre producteurs et distributeurs, mais aussi une hausse des matières premières et de nouveaux scandales sanitaires dans les abattoirs qui participent à générer une certaine défiance des consommateurs envers l’élevage. En parallèle, la reprise de Doux et la réorganisation d’une partie de ses activités vers le marché intérieur sont aussi un nouvel élan dans la reconquête du marché français par la filière.

Yann Brice, délégué général CIDEF-CIPC-CICAR, dresse le bilan de l’année écoulée et évoque les enjeux à venir pour la filière Volaille de Chair.

La reconquête du marché français est l’une des priorités de la filière, celle-ci est-elle en train de regagner des parts de marché, notamment sur la RHD ?

Nous ne pouvons pas encore dresser le bilan complet de l’année 2018, mais on peut penser que la situation est en train d’évoluer. Le taux d’importation de poulet est toujours très important (plus de 42 %) et ne baisse pas, mais il s’associe à une hausse de la production nationale et à une hausse de la consommation. Nous avons constaté que la hausse de la production n’est pas parvenue à compenser la hausse de la consommation. Nous sommes donc allés chercher un complément européen pour répondre à la demande. De notre point ce n’est qu’une partie de l’explication et il nous faudra dresser un bilan concret avant de pouvoir déterminer si par nos actions, nous avons pu infléchir ou non sur les volumes importés dans le segment de la RHD.

On sait néanmoins que l’on a bien repris quelques parts de marché, notamment grâce aux orientations qui ont été prises, aux efforts de communications sur la Volaille Française associés à la volonté des acheteurs de s’intéresser d’un peu plus près à la provenance des produits.

En GMS, la mise en place de l’étiquetage de l’origine du lait et de la viande des produits transformés a également été bénéfique. Mais pour nous, il faut aller plus loin, avec un étiquetage de l’origine des protéines animales sur l’ensemble des lieux de consommation et de restauration (cantines, restaurants, EHPAD, hôpitaux, etc.), tel que cela existe déjà sur la viande de bœuf. L’interprofession s’est associée à Inaporc pour défendre ce projet auprès des autorités compétentes. Il n’a pas été retenu dans le cadre de la loi alimentation, mais nous continuerons à défendre ce projet d’étiquetage cette année, considérant que cette information est dans l’intérêt du consommateur.

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