24 % du parc « chair » breton à transmettre d’ici 2025

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En décroissance de 4 % sur 10 ans, la filière volailles de chair bretonne doit aujourd’hui relever un double défi : assurer le renouvellement des générations et transmettre d’ici 2025 près du quart du parc de bâtiments ; participer à la reconquête du marché intérieur, et notamment de certains segments de marché particulièrement colonisés par les produits d’importation.

« En 2017, la filière bretonne comptait 2 025 exploitations de volailles de chair, l’équivalent de 3,7 millions de m2 de bâtiments dont 6 % en production sous Label Rouge », a indiqué Delphine Scheck (Chambre d’agriculture de Bretagne) lors de son intervention à la journée nationale Itavi dédiée aux professionnels du secteur.

Même si elle reste le premier bassin de production français avec 554 000 tonnes de volailles en 2017, la tendance est baissière (-4 % en 10 ans) contrairement aux régions limitrophes qui affichent des taux de croissance dynamiques : +12 % en Pays de la Loire (445 000 tonnes), +8 % en Normandie (150 000 tonnes).

« C’est une production vieillissante : ¾ des bâtiments d’élevage ont plus de 20 ans, un tiers dépasse les 30 ans ; la moyenne d’âge des éleveurs se situe autour de 50 ans », précise-t-elle. Les constructions neuves (moins de 10 ans) représentent seulement 14 % du parc de bâtiments. Un enjeu fort attend la filière bretonne dans les prochaines années : 24 % des bâtiments seront à transmettre d’ici 2025…